Il y’a quelques semaines, elle (qu’on nommera … Catheline, c’est joli comme prénom) était venu au travail avec la mine d’une déterrée. Elle pleurait, dans les couloirs rouges, cachée derrière son déguisement violet quotidien. Mais elle s’efforçait de s’affairer aux besognes du jour, chaque jour, avec une rigueur devenue besoin, une sorte de fil conducteur … pour continuer à avancer.  Elle m’avouera, comme à qui lui demande, que son mari l’a quitté. Du jour au lendemain. Comme ça. Sans prémices de dégradation relationnelle (hormis quelques de dépressions dont l’origine restait inconnue par Catheline. Le psy a dû honorer le secret médical). Bref, il la quitte quand même. Dieu du ciel, quelle nouvelle !! Un tonnerre qui vient déranger la quiétude du ciel apaisé d’une quarantaine bien entamée et d’une maternité deux fois renouvelée …. La solitude après le couple, ça doit être dur … Et le reste aussi.

L’épouse a bien sûr  demandé au futur ex (qu’on nommera Edouard, c’est pas mal comme prénom) de rester, sans succès.  C’est qu’il voulait vraiment partir. Depuis, les avocats s’y s’en  mêlé, c’est que c’était vraiment irréversible.

Les anciens amoureux, amants, parents étaient redevenus de simples adultes au pied d’un divorce certain. L’homme expliquera à son ex, bien plus tard, une fois l’orage passé, qu’il l’a quitté pour un autre amour, celui qu’il porte à un homme (qu’on nommera Hugo, c’est bien comme prénom) … Edouard et Hugo se voyaient depuis des mois déjà ...  Au grand désespoir d’Edouard, le nouvel amant ne cherchait qu’une amourette. Le caractère volage d’Hugo était-il la cause des dépressions ? Le « coming outer » cassait-il parce qu’il était incompris ? Rejeté ? Pas à sa place, en tous les cas? Comment Edouard s’en sortira-t-il ? Catheline n’a que le choix de s’en sortir. Les enfants ne savent rien. Ils apprendront le secret quand ils ne seront plus candides. De la bouche de leur père certainement … Un jour.

Le tout était dit, ou presque (quelques histoires de sérologies à vérifier … Un étranger était rentré dans la bergerie). Presque tout reste à faire pour l’un et l’autre et les autres. Tout un chacun, sur sa propre route, portera son chagrin sur son dos. Tout un chacun, sur sa propre route, cicatrisera ses plaies comme il peut.

Conclusion ? Y’en a-t-il seulement une ? Ou même plusieurs ? Après quelques minutes de réflexion, un Mc Chicken et quelques potatoes plus loin, des minutes de réflexion au creux de la nuit, 24h plutard, ma pensée bifurque vers Freddy Mercury, le moustachu pas si occidental que ça … Puis nada, pas de conclusion en vue. Finalement le silence sied tout aussi bien à la situation, tellement il y'a de choses à dire dans tous les sens.

DNR

Le beau Farrokh Bulsar, l'indo-persan-britanique, tout ce qu'il y'a d'oriental.