Kugelschreiber blog

18 octobre 2018

Le groupe de parole

Le texte qui suit est une réponse à un défi d'écriture. Les mots suivants doivent figurer dans le texte : Ciel, amour, chanter, rose, arme, froid, pluie, souvenir, balançoire, eau, pouvoir, silence, grotte, avenir, sang et trahison.

La séance était presque finie. Les cinq participants s’écoutaient bibliquement plus qu’ils ne se reluquaient. Regards fuyants, la seule à les fixer constamment étaient Joanna, la psychothérapeute du groupe de parole.

Bob, bâti comme un bûcheron prit la parole : « Je suis hanté par un souvenir. Celui d’un jour froid, où la pluie battait furieusement le sol. Dehors une fillette qui chantait un air sur ma balançoire. Mes parents m’avaient dévisagés d’un air à la fois inquiet, pour mon paternel, et bienveillant pour ma mère. Visiblement, le spectacle que je leur désignais leur était invisible. S’en suivirent deux décennies d’entretiens, de séjours et de pilules tantôt jaunes tantôt roses voir bicolores. J’ai fini par me persuader que j’avais le pouvoir de faire disparaître ce songe de ma vie. Aujourd’hui je vous avoue un secret. Je continue à voir cette fillette partout. Dans le métro, devant ce gymnase et même dans ma buanderie. Elle babille toujours le même air apaisant. Je suis fou. Je le sais. Je vis avec. Et alors ? Qu’on me fiche la paix." Puis le costaud bonhomme fondit en larmes.

Un silence de cimetière s’abattit sur la salle. Joanna s’empressa de le meubler par son truchement « L’avenir est serein quand on s’accepte »

Chris pris la parole. Un peu hipster et fluet, c’était le nouveau arrivant du groupe. « Je suis interniste et philosophe. J'ai passé beaucoup de temps dans les mouroirs et les couloirs de pédiatrie et de dermatologie. Un jour, je me suis mis à converser avec le ciel d'amour et de philanthropie. Mes collègues psychiatres m’ont alors diagnostiqué un délire schizophrénique mystique. Ne sachant plus à quel saint se vouer, j'ai décidé de parcourir les mers. C'est ainsi que j'ai appris à surfer sur les eaux des vagues. Puis la maladie me rappela. Mes anciennes scarifications se couvrirent de sang. Rappatrié en métropole, les hématologues m’ont diagnostiqué une hémophilie intermittente tardive digne d'un case report. Je pense que tout cela est lié à ma naissance. Oui, oui ! Le bled où je suis né n’était pas médicalisé à l'époque. Ma mère m'a mise au monde dans une grotte et depuis un corpuscule obscur a essayé de me tuer pour des raisons politiques. Aussi je .. »

Brusquement dans un vacarme inattendu, des agents de police armés jusqu’aux dents s’engouffrèrent brutalement dans le gymnase. Ils plaquèrent Chris au sol comme s’ils avaient affaire à un dangereux parrain de la mafia. Menotté, on releva le trentenaire chevelu qui sans s’époumoner déclara sereinement au cénacle : « Qui parmi vous est l'auteur de cette trahison ? »

Le groupe, crédule, regardait persuadé que ce petit nouveau était plus fou qu’eux tous réunis. Qu'un groupe de parole c'était light pour son cas. Joanna avait un doute. Un doute qui l’habite encore à ce jour. Quant à Chris, il disparut à jamais. Sauf dans les esprits qui consentent à en être la demeure.

DNR

 

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Le meilleur ami de "merci" est "beaucoup" (Michel Bouthot)

 

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13 octobre 2018

La bagarre de chipies

Le texte qui suit est une réponse à un défi d’écriture. Deux enfants de huit ans se chamaillent. Les mots suivants doivent figurer dans le texte : affreux, balle, choux, dindon, éternuer, ficelle, grand, hibou, idiot, jungle, képi et luminaire.

Emma et Sophie, éternelles ennemies, s’étaient tenues toute la soirée durant, poliment comme l’exige la présence d’adultes. Maintenant qu’elles étaient au sein du huis clos de la chambre, en présence des grandes copines, les freins étaient levés. La pyjama party chez Emma était l’occasion de prolonger la joute juvénile de la récréation. 

« Qu’est-ce qu’il est affreux ton pyjama » Lança Sophie d’un ton de dégout à Emma. Les hostilités étaient ainsi lancées devant une horde de fillettes excitées, visiblement ravies du spectacle débutant. 

« Tu t’es vue dans ton short boudiné ? Tu ressembles plus à un dindon qu’à une girafe Sophie »  Rétorqua Emma rictus au lèvres. Ce phrasé accusatoire récolta une salve de rires approbateurs de l’assistance.

Moue aux lèvres, ne sachant plus à quelle famille d’animaux elle appartenait, Sophie envisagea désormais d’attaquer Mme Schneider « Je ne viendrai plus jamais dormir chez toi pour bouffer des choux qui puent ! Dégueulasse ! »

Les autres filles grimaçaient d’aversion à l’idée de se remémorer le supplice de la choucroute qu’elles avaient dû avaler il y a une heure par politesse. Un beurk collectif semblait approuver l’attaque cuninaire.

Le capital sympathie de l’hôtesse prenait un sérieux coup avec cette remarque matricide. Emma devait jouer là sa balle de match. Faisant semblant d’éternuer ... Atchoum ! … Elle cracha ses bronches avec une rare énergie sur le sweet pailleté de son invitée. Sacrilège volontaire sur l’article de mode ! (Parait-il que les filles adorent le glitter et le rose).

« Oh que je suis idiote ! ça m’a échappé » s’excusa faussement Emma. 

Au bord des larmes, et à une ficelle de la crise de nerfs, Sophie rassembla en elle toute la haine humaine que pouvait contenir son corps obèse. Et chiche ! Choppa le képi de tonton Gérard dont « nous bassine la pestiférée tous les jours à l’école ». La petite dodue s’assit dessus de tout ce poids qu’on lui reproche. Aplatie comme une limande, Sophie avait là sa revanche. Repue de satisfaction, elle arborait le sourire radieux du victorieux.

Catastrophée, Emma sauta sur les cheveux longs de sa visiteuse. La prise étant aisée. Elle tirait de toutes ses forces sur le cuir chevelu de sa monture improvisée. L’adversaire la renversa au sol, puis commença à la griffer. Le combat à mains nues commença. «  Grosse truie » … « Face de hibou » … « Tête de rat » … Et l’inventaire animalier se poursuivit …

Les autres filles profitèrent de la bagarre pour laisser libre cours à leurs envies destructrices. Elles commencèrent par saccager le luminaire en plumes blanches qui surplombait outrageusement le lit XXL d’Emma. Puis s’attaquèrent au reste de la chambre pour détruire tout ce qui attisait, de prés ou de loin, leurs jalousies. La chambre avait fini par ressembler à une jungle. 

Les chipies savaient qu'elles allaient dormir du sommeil du juste cette nuit là. Elles avaient enfin extériorisé par ces actes leurs porfonde pensée envers leur meneuse de troupe. « On te hait Emma ! Depuis toujours » scandaient les jeunes vandales autrement que par des mots. Le vacarme continua ...Boum … Badaboum … « Mais que se passe-t-il ici ? » Cria Mme Schneider ayant ouvert la porte ? « C’est sans doute les gaz des choux qui oeuvrent » rétorqua celle qui passait par là : mamy Ginette, 97 ans, cannes quatre vitesses, et encore quelques moments de lucidité. 

 

DNR

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Point positif : Esthétique, j'adore.

Points à résoudre : Comment dépoussiérer ce nid à dust bien comme il faut ? Et comment éviter la frustration féline devant une telle proie statique inaccessible ?

 

 

 

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03 octobre 2018

Rimes volatiles

Ara déjà roupille,

Cachant ainsi ses pupilles,

Eteignant les étoupille.

Mes idées encore s’éparpillent,

Telles les breloques et pampilles,

Dans ma tête qu’elles babillent.

À l’heure du noire encore ça brille. 

Allons, allons, tes efforts ne gaspille !

Me lança la vielle pie,

Dans ma tête , elle aussi qu’elle babille.

Ta couche retrouve et grappille,

Quelques heures de roupille.

DNR

 

 

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26 septembre 2018

L'aventure de Suzie

Jamais elle n’aurait cru qu’elle se retrouverait derrière un pupitre. A cette honorable assemblée. Parmi cet éminente guilde. Membre de cet aréopage d’influence. A défendre, boutoirs et ergots, le sort de l’espèce animale. Volontiers provoquante, Suzie (lire Souzie) a sorti des placards son plus cher vison, et apprêté son groin de son plus beau perçing en corne, et mis son unique bracelet en ivoire sculpté. Au passage, la chose pachydermique, acheté sur le darknet, a coûté pas moins de trois pattes, une queue, trois machoirs pleines en plus de la peau du postérieur et peut être des droits de douane (Le procédé d'octroi et les indentités des donateurs involontaires resteront opaques). La coquetterie de Suzie prenant congé ce jour, sa hure était révélée au jour sans peinture faciale. L'oratice réservait tout l’intérêt que l’audience puisse lui porter, au-delà des accessoires agaçants dont elle s’est parée, à sa tragique histoire. Sa moralité. Et à son intime conviction dans cette affaire qui a failli lui couter la vie. Conviction qu’elle souhaitait devenir bientôt contagieuse et être ainsi partagée par son auditoire. Suzie s’est donc approchée du micro pour vocaliser la fable de sa vie.

"Chère harde, il y’a fort longtemps, du temps ou j’étais gravide, j’ai été témoin d’une impitoyable vénerie. La laie suitée que j’étais, était poursuivie aux sabots par un troupeau de chasseurs des temps modernes, qui se croyaient, de surcroît, élégants dans leurs haillons en camaïeu kakis dans une forêt aux couleurs boisées de l’automne. Preuve s’il n’en faut qu’ils n’y connaissaient rien à la nature de la nature."

Suzie, de son nom, courte sur pattes, courrait au ras du sol en haletant. Elle faisant régulièrement des haltes pour vérifier si sa pestiférée de progéniture lui emboitait le pas. Quelle idée de les avoir mis au monde dans cet univers barbare qu’est la forêt du nord ? A une époque (maintenant lointaine depuis l’arrivée de ces nains collants) copuler avec Bob le sanglichon, bien que mauvais parti, paraissait une idée agréable … Mais finalement n’est-il pas bien parti ce parti ? A l’instant, s'occuper de ces utérins, crétins comme leur paternel, s’avérait être une tâche contraignante et surtout dangereuse maintenant qu’elle était la proie des humains. La bête grasse rêvait de liberté, d’un champ de racines, de quelques bulbes gras, de navets frais et de mâles plus futés que ne le fut Bob. Elle dégusterait tout ceci ici et là ... Peut être même là-bas. N’avait-elle pas songé à abandonner à leur triste sort ces quadrupèdes poilus qui la collent instinctivement depuis leur enfantement ? Après tout, elle ne les connait pas. Ils ont quitté, sans invitation, ses entrailles pas plus tard qu’hier soir. Elle a eu de fortes crampes. Emétisantes même. Pensant que c'était une intoxiation alimentaire, Suzie s'était arrêtée d'ingérer les poissons abondonnés par la riviére. Surement morts depuis trop longtemps. De retour prématuré à son terrier du moment, Suzie d'allongea quand le triplet s'enfanta sans sa participation consciente ni sa volonté connue d'elle. Il s’agit surement d’une erreur. Ou d'une confusion de genre. Comme un colis déposé à la mauvaise adresse. Cet archéodendrite de cigogne devrait prendre sa retraite ! C’est vrai quoi ! Rien ne prouve que je suis leur maternelle pensait-elle. En quoi ce moment furtif et un peu douleureux devrait nous lier ? Les graines avaient visiblement pris mais pas celle de la matérnité. Le fait est qu’ils sont là. Qu'ils la suivent à la trace ces morveux et réclament leur collation régulièrement. C’est quoi ces manières ? Vos parents ne vous ont pas éduqués ? Ni de « s’il vous plaît Madame », ni de « merci Mademoiselle ». Puis les voilà qu’ils éructent de leurs rots en fin de repas, sans gêne aucune, sur mon pelage dru ! Votre mère ne vous a rien appris de la politesse ? Insouciants, sourds à ses plaintes silencieuses mais bien intenses, les rejetons se frottaient à Suzie affectueusement. Ah la galère ! On dirait qu’ils sont mous du cerveau et durs de la feuilles ces mioches ! Il est temps de partir se dit la truie. Je m’octroierai le luxe de la réflexion une fois à l’abri abdique-t-elle. L’air était fébrile. Au loin, le son étouffé d’un cor mal accordé parvenait à ses pavillons. Les chiens aboyant et les hommes s’égosillant, la pistaient de plus belle comme si c’était le dernier but de leurs misérables vies.

Au loin, les canidés étaient presque à l’acmé de leur excitation. On devinait leurs tachycardies, leurs tachypnées, leurs regards vifs, leurs surrénales inonder leurs corps frêles d’hormones, et l’engorgement de leurs glandes salivaires à l’idée de se rapprocher toujours plus de la proie désignée par le chef de meute, Basil le chauve et .. Accessoirement l’idiot châtelain des environs.

Au milieu du brouhaha ambiant, et d'un coup un seul, la meute de canidés stoppa sa course effrénée. Les pattes élancées se figeaient dans une posture statique. Les museaux pointant vers un horizon invisible. Les hommes, crédules (comme à chaque circonstance), se regardaient en silence. Les chiens sentaient l'atmosphère. Et regardaient autours d’eux. Les hommes, eux, sentaient la sueur. Et se reluquaient les paluches. Tout était dit. Les animaux poursuivaient une quête extérieure à eux, les humains se cherchaient narcissiquement. Tu l’as vu ? Tu l’as vu ? Qui ? Mon beau nombril. Tellement prévisibles ces bêtas ! Et oui, quand tu es traqué par des descendants sapiens tu n’as autre choix que devenir misanthrope. Ce silence introspectif fut brisé quand la canidé en chef, Willow, vêtue d'un pelage gris douteux tacheté aléatoirement de noir, gémit sur le ton de la plainte puis baissa, au sol couvert de feuilles d'automne, son petit crâne fuselé. Les chiens la suivaient solidairement dans un entre-chant collectif comme des musiciens accordants leurs instruments. L’émulation tomba brusquement comme un soufflet à l’organe aplati par l’air qui s’engouffre par un four ouvert trop tôt. (excusez la référence alimentaire, il s’emblerait que l’estomac souhaite prendre la parole). Bref, la chasse était finie pour aujourd'hui. Finie en pleine l'après-midi ! Comme une promesse non tenue. Ou un souhait ardent avorté en pleine réalisation. Le vent soufflait à contre sens. Les effluves rances du mammifère femelle et ses marcassins étaient perdues désormais. Les chiens n'avaient plus de piste olfactive à renifler. Et les hommes en étaient paralysés. Hé que c'est con ! Les cinq sixiémes de la harde n’avaient rien compris au manège des chiens. Ils étaient encore en pleine digestion ces gloutons. Depuis qu’ils ont quitté le château panses repues, ils n'avaient toujours pas pipé mots. Comme s'ils savaient tout du code de la chasse. En réalité, ils faisaient semblant. Seuls les chiens et Lev, le coach de chasse de Basil, y voyaient clair dans cette affaire. Quant aux membres de cette cour ignarde ils se regardaient comme pour se découvrir pour la première fois. Immobiles sur leurs montures ils se demandaient : Que se passe-t-il ? Qu’allaient-ils faire maintenant ? Lev ! On s'ennuie. Dis à ces toutous de courir derrière la proie ! Ou commande nous un pique-nique !

La suite au prochain épisode ...

DNR

PS : Suzie, la muse de circonstance, était un cochon vietnamien. Un peu bien portante, elle vivait dans l'enclos d'un restaurant situé dans une grande forêt régionale. Un jour d'automne, sa silhouette imposante manquait à l'appel. L'infactus avait-il eu raison de sa vie ? (t'imagine la perte séche de l'exploitant ? Toutes ces saucisses et ce lard qu'on va devoir enterré ? Faut déjà tracter son corps lourd à sa derniére destination .. Raméne la remorque, je n'ai pas envie de me payer une sciatique !) Ou a-t-elle fini dans les panses à quelques pas plus loin ? Comment les parents avaient-ils expliqué cette disparition aux enfants qui se réjouissaient de voir les oies, poules, canards, moutons et Suzie ? Comment ne pas être touché par la potentielle transformation alimentaire de Suzie ? Faut-il devenir végétarien ? Comment défendre la cause animale de façon plus large et efficace ? Nous voilà caressant de l'idée le droit animalier ou beaucoup rester à baliser. A réflchir. A faire et défaire. Un nouveau défi pour le sapiens carnivore. 

 

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14 juin 2018

Le compagnon nocturne

Viens me voir, la nuit est mon territoire,
Viens reprendre ta place dans mon boudoir,
Reviens ! Rapplique ! Pour te poser sur tes accoudoirs,
Sinon je viens de te chercher par les mâchoires,
N’es-tu pas las de te taire et fermer tes couloirs,
Aux idées qui fusent, gambergent et autres cognitives délectations comminatoires ?
Viens donc, qu’on retrouve la souris et le griffoir,
Au creux de la nuit, planons par nos encéphales, nul besoin de se mouvoir,
Détissons l’acquis puis reconstruisons armés de bon vouloir,
Pour le plaisir égoïste de malmener les assertions tous les soirs,
Remonte des abysses dans lesquelles tu t’es laissé choir,
Aboule donc des fonds ! Fait enfler tes vessies natatoires,
Ah ! Tu t’es juste perdu dans la gare entres les comptoirs,
Sors ! Demande ton chemin aux quidams sur les trottoirs,
Quoi ? Tu es retenu au fond d’un tiroir ? Entre bagues et sautoirs ?
Que fais-tu donc entre mes féminins accessoires ?
Aih ? Tu es tapie dans le terrier d’un loir ?
Quoi encore ? Tu es otage d’une tour en ivoire ?
Que cries-tu là ? Tu combats au colisée pour la victoire ?
Jamais à court de bobards ... Tu sors tes téfilines des armoires ?
Tu parcours les midrashs pour comprendre l’histoire ?
Ou tu palabres dans un hémicycle de la crise spéculatoire ?
Immobilière ta crise ou migratoire ?
Ah tiens ! Des bourgeois t’ont adopté par manque de hoirs ?
C’est pour ça que tu arpentes ce manoir,
Tu ne me prendrais pas des fois pour une poire ?
Avec tout tes récits aliénés et ambulatoires,
Aboule ! Ta compagnie me chaut avant le dortoir,
Je promets, il n y’aura ni riotte ni phrasé accusatoire,
Entre nous, nulle apologie n’est obligatoire,
Reviens me voir, la nuit est notre territoire,
Comme jadis, escortons-nous bien après le bonsoir,
Discutons intensément jusqu’au rai à entrevoir,
L’humain a besoin autant du boire que de secouer le savoir,
Reviens me voir .. Inspiration .. La nuit est notre territoire.
Ne nous quittons plus, ne nous laissons plus choir.

DNR

lmp

 

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