Un tueur à gage. Quatre contrats. Une métropole pour scènes de crimes. Nicolas Cage incarne dans Bangkok Dangerous un rôle à la mode en ce moment, un méchant gentil - à supposé que cela existe - Un meurtrier … mais pas n’importe lequel, un meurtrier à la Dexter, sain d’esprit (Dexter est sans doute schizophrène). Nicolas étonnement mal coiffé dans sa mission assassine aura un sursaut soudain de moralité : Entre toutes ses balles tirées, et ce sang qui gicle, le chasseur de têtes tombe amoureux d’une femme qui incarne son contraire, une pharmacienne simple, douce et sans histoires. Sauve son complice devenu son élève alors qu’il a la fâcheuse habitude d’éliminer tout témoin même « connivent » et fini en s’exécutant d’une balle dans la tempe avec le typiquement gros riche et méchant qui l’a engagé.

Mon avis ? Film violent et triste. A éviter les soirs pluvieux quand on est seule comme ce vendredi. En somme un film sans plus. Cela dit ce qui m’interpelle c’est la « normalisation » de la violence qui devient une référence au cinéma. Les héros tueurs qui finissent pas gagner la compassion du public par le billet d’un justificatif qui les rend proches de nous, terriens pacifistes. La formule est simple, encore fallait-il oser présenter un nouveau type de héros à des téléspectateurs gavés par des histoires à la cucu-la-praline. La psychologie a la clé, le public doit se reconnaitre dans le symbole du mal. Ainsi Dexter (pour citer la série à la mode) a une bonne bouille, une gentille famille, des problèmes du quotidiens et tue le plus souvent pour faire justice. Ces films nous font oublier que perdre la vie est bien plus que du sang qui coule ou un Beretta qui crache une balle. Banaliser la mort revient à banaliser la vie.

DNR

bangkok_dangerous