sman

Ce qui débuta par une allégorie qui se déroule dans un probable Oural du siècle dernier ... dans la peine ombre et sous la neige, était une scène tournée en yeddich, ou une femme poignarde un rabbin sensé être une sorte de djin, sert de début au film des frères Coen "a serious man".

Après ce prélude impénétrable au but quelque peu insaisissable, et sans transition aucune, le film se met à conter la vie de Larry, un père de famille de confession juive, dans une amérique des années soixante, annoncées par la musique psychédélique de Jefferson airplane. Dans cet ambiance agréablement woodstokienne et nonchalante, Larry perd peu à peu les rênes de sa vie dans une impuissance humoristique.

Une pointe autobiographique se dégage clairement de ce film et l'on imagine aisément l'enfance des Coen. On est presque en proie à une nostalgique joyeuse des années "kennediennes" pleines de promesses ... la mélancolie d'une période qu'on n'a pas vécu.

A serious man a largement été salué par la critique cependant je suis resté sur ma faim : autant le début était déconcertant, autant la fin avait un goût amer de "non consommé" ... j'avais l'impression que les Coen m'avaient planté là ... qu'ils m'avaient abandonné ... nul part dans le film, sans que le dessein de cet inachèvement me soit livré. A la fois humoristique et joyeux, l'homme sérieux des Coen reste hermétique et j'en suis déçue.

DNR