L'horloge affichait fierement cinq heure du matin. La matinée dominicale était née et s'avancait .... d'une régularité affligeante.... inexorablement vers l'aube. Les lumières éclairaient de leurs faisceaux pour résister à l'ombre nocturne. Le flux nerveux qui parcourait mes neurones ne semblait pas vouloir s'arrêter quelque part dans cet encéphale en éveil. J'entrainais avec moi, dans mon insomnie, les appareils suseptibles de capter une quelconqu' onde hertzienne. La musique sollicitante qui s'échappait de la télévision entretenait l'état d'éveil de mon esprit déjà alerté. Quant au transistor, il diffusait des mélodies rteliennes entrecoupées par des décibeles humaines, qui me reliaient au monde, en temps réel. J'étais en proie à une envie folle de faire couler de l'encre, de noricir des pages, de fistuliser ces idées, envahissantes, qui foisonnent en moi telle une forêt de varech ... Au bout de quelques lignes pourtant encourageantes, ces envies de création, naives, impersonnelles et désinteressées se trouvent avortées ... sans recours à la RU 486. Quel était la nature de cette vilaine carie qui me rongeait de l'intérieur ? Une incisive ? Une canine ? Peut être juste une molaire ou même ma seule dent de sagesse ? ... Aprés quelques minutes de réflexions stériles, je sens la fatigue gagner enfin les muscles de ce corps infatiguable. Mon cerveau, ralenti, suivra, lentement mais surement cette tendance léthargique oh combien salvatrice. Le jour perce les nuages et des oiseaux célèbrent joyeusement avec moi l'arrivée tant attendue de cette lassitude physique et cérébrale. Morphée est comme la femme que je suis, il sied de ne pas le faire attendre ...

(Pour ceux qui n'ont pas compris, je n'ai de carie dentaire que mon mail, il s'agissait d'une métaphore renvoyant vers des problématiques insidieuses sans noms de celles qui vous empêche de dormir)

DNR