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21 mai 2009

Galerie céleste

Quand vous êtes excédé d'observer vos semblables bipèdes dont la logique relationnelle vous échappe parfois, même si vous êtes de la même espèce.

Quand la beauté des prés verdis jalonnant les nationales ne vous suffit plus.

Et quand le vert sale de la Moselle vous voile la vue et vous empêche de voir dans son extrême beauté les cygnes blancs qui y barbotent en compagnie de quelques déchets humains.

Portez votre regard vers la voute céleste. Pour vous émerveiller, de ce qui pend, en silence, sans effort, mais par la simple logique des masses (et donc de la gravité), dans l'univers (sans forme) qui surplombe les encéphales dans une ignorance choquante. La beauté messieurs dames n'est pas que terrestre ni humaine.

Je vous propose de visionner les images de certaines nébuleuses qui se démarquent à mon sens de leurs sœurs par leur esthétisme singulier. Mais qu'est ce qu'une nébuleuse?

Il s'agit d'un simple amas de poussières et de gaz diffus, de faible densité, qui forme la matière interstellaire. Une sorte de nuage situé ici et là dans l'espace infini. A cet égard, une nébuleuse peut être considérée comme l'objet céleste primitif par excellence, mais ce n'est que fausse apparence. Sans trop entrer dans des détails qui n'intéressent que les amateurs du ciel et donc détails qui risquent de vous barber, passons à ce qui risque de vous intéresser potentiellement (des fois qu'on ait pas les mêmes goûts, même si la beauté est universelle).

Images à consommer sans modération avec quelques airs D'offenbach ou dans un autre registre des airs d'Ida Corr.

Zeus a bien fait de transformer Orion, le beau chasseur, en une nébuleuse, ma préférée

Nebuleuse_orion

Les rapaces n'arborent pas que le ciel terrestre, l'aigle sait comment capturer le regard de ses proies

Aigle

L'œil du chat. Dubitative ... où est l'œil? Où est le félin?

OeilDeChat

Tête de cheval. Obnubilée par la lumière violette, il m'a fallut quelques mois avant de voir l'équidé

nebuleuse_tetecheval

Bulle de savon étirée faisant office de la nébuleuse étrange IC4406, dommage qu'elle n'ait pas de nom. On dirai un cocon illuminé de l'intérieur ...

Ic_4406

Je l'aurai appelé le cyclope mais elle s'appelle le sablier ... ça me rappelle qu'il est temps de vous laisser chers lecteurs pour des tâches plus "terre à terre" (la machine à laver fait de drôles de bruits !!)

opo9607a_n_buleuse_plan_taire_du_sablier

DNR

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19 octobre 2006

Miroir, miroir

En manque d’inspiration et surtout en manque de temps, je vous propose d’observer la nature, elle a toujours des choses intéressantes à nous dire. Mettons nous donc au verre euh au vert ou plutôt au gris du microscope électronique.

DNR

e2   e1

         Face d'un embyon humain à 6 semaines / Face d'embyon à 7 semaines

Photos provenant du site du SNOF

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02 octobre 2006

Revoyons nos lares

La forme de la terre, voilà un sujet qui n’alimente plus les débats depuis belle lurette, pourtant la géométrie de notre plante a été source de bien des controverses houleuses. Ainsi et sans trop polémiquer sur le sujet, on croyait à l’antiquité que la terre était plate, idée qu’on attribue à tord ou à raison au grand Thalès. Pour lui la bonne vieille terre était un disque aplati flottant sur l'océan et entouré par le fleuve okeanos. Depuis dame terre a retrouvé ses rondeurs grâce à Parménide qui ne manqua pas de l’immobiliser et la placer au centre du monde comme si l’humanité était le nombril de l’univers. Des siècles plus tard, Newton tout en croquant sa pomme apporta de l’eau à ce moulin : son hypothèse soutenait que la terre était aplatie aux pôles et boursouflée à l’équateur, théorie démontrée par les calculs d’un contemporain, un certain Albert.

Pour les novices en physique que nous sommes, il parait que l’aplatissement des pôles est dû au fait que la force de rotation de la terre autour de son axe y est nulle, normal puisque l’axe en question passe par ces même pôles. Quant à l’équateur la force de rotation y est maximale d’où cette espèce de renflement à son niveau.

Maintenant que vous savez tout ou presque sur la « silhouette terrienne » qui a fait   « tourner » la tête à bien des hommes de science, je vous propose de vous ruer sur vos corans et retrouver les deux versets qui selon les exégètes du coran citent l’aplatissement des pôles. 

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GaÏa aussi aplatie qu'un 45 tours

DNR

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21 juin 2006

Hommage

Adolf Wallenberg était un neurologue allemand, il effectua de nombreuses recherches sur le système olfactif et sur le cerveau des oiseaux. Le Pr Wallenberg portait un intérêt particulier à la vascularisation du bulbe du tronc cérébral, c’est ainsi qu’il a décrit pour la première fois en 1895 les signes liés à l’infarctus de la région postéro-latérale rétro-olivaire du bulbe, secondaire à l’occlusion ou la dissection de l’artère vertébrale.

Description du syndrome de Wallenberg :

Installation brusque de vertiges, céphalées postérieures et d’un hoquet.

- V : hypoesthésie de hémiface

- Syndrome de Claude Bernard Horner

- Hémi-syndrome cérébelleux à prédominance statique

- Anesthésie thérmo-algésique de hémi-corps respectant la face

- IX et X : Troubles de la déglution, paralysie de l’hémi-voile, hémi-pharynx, de la corde vocale et dysphonie.

- VIII : Syndrome vestibulaire latéralisé (nystagmus, vertiges rotatoires, déviation des indexes et manifestations végétatives)


Le syndrome de Wallenberg ainsi décrit, il convient de préciser que plusieurs syndromes décrivent d’autres infarctus au niveau du tronc cérébral, cependant l’infarctus rétro-olivaire du bulbe et donc le syndrome de Wallenberg reste le plus fréquent.

A retenir :

Tous les signes décrits sont homolatéraux à la lésion vasculaire sauf l’anesthésie thérmo-algique qui est controlatérale à l’infarcissement. Cette « controlatéralité » trouve sont explication dans le trajet du spino-thalamique.

On peut considérer qu’à part la paralysie de hémi-voile, il n’ y a aucun déficit moteur.

Le pronostic est favorable le plus souvent en dehors des troubles de la déglution et des séquelles sensitives.

Synthèse :

L’apparente complexité de ce syndrome ne fait pas le bonheur des étudiants en médecine qui doivent engorger des tonnes de signes et de syndromes au cours de leurs études médicales. Toutefois un moyen mnémotechnique permet de résumer l'ensemble de ces signes :

« 5 belles pinces crachent des bulles »

- 5 : Atteinte du V

- Belles : Syndrome cérébelleux

- Pinces : Atteinte du spino-thalamique

- Crachent : Claude Bernard Horner

- Des : Troubles de la déglutition

- Bulles : Syndrome vestibulaire

Hommage donc au Professeur Adolf Wallenberg et à tous ces médecins chercheurs qui ont généreusement donné leurs noms à bien des signes, des syndromes, des pathologies, des techniques et des instruments chirurgicaux toujours d’actualité et d’usage.

wall5

Pr Adolf Wallenberg

 

DNR

Ps : Si ce syndrome vous donne envie de mettre vos connaissances en neurologie à l’épreuve, le neuroclub du CHU de Fés vous comblera certainement.



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06 mars 2006

Le syndrome de l’X fragile

Le syndrome de l’X fragile est une anomalie génétique mal connue et sous diagnostiquée. Pourtant c’est la première cause de retard mental héréditaire.

Prélude :
Comme son nom l’indique, l’anomalie génétique est portée sur le chromosome sexuel X, de ce fait il est légitime de s’attendre à ce que les femmes soient conductrices et que seuls les hommes expriment la maladie comme c’est le cas pour le Dystrophie de Duchenne. Cependant dans ce syndrome atypique, les hommes peuvent être porteurs et les femmes peuvent être atteintes. Le pourquoi du comment trouve son explication dans le type même de l’anomalie génétique et dans son mode d’expression et de transmission.

Génétique :
La mutation en question est une expansion du triplet CGG dans le gène FMR1 (FRAGIL X MENTAL RETARTDATION 1) porté sur le X.
L’expansion n’est pas en elle même anormale, ce qui l’est est le nombre de nucléotides au final.
Ainsi, le nombre n d’expansion du triplet CGG définit plusieurs statuts :
- n = de 6 à 50 : sujet normal.
- n = de 51 à 199 : sujet porteur de la prémutation donc vecteur.
- n supérieur à 200 : sujet porteur de la mutation complète.
Il est malade dans 100 % s’il s’agit d’un garçon.
Il est symptomatique dans 50 % s’il s’agit d’une fille.

Quand le nombre expansion atteint 280, ceci entraîne une méthylation de l'îlot CPG situé en 5’ du gène, il en résulte l'absence de transcription du gène FRM1 et de ce fait, l'absence de production de la protéine FRMP.
Cette dernière a une expression ubiquitaire, expression qui devient spécifique dans le cerveau et les gonades, ce qui expliquera les signes cliniques de ce syndrome. Le rôle exact de cette protéine demeure inconnu.

Mécanisme :
L’anomalie d’origine est située sur un allèle normal prémuté dans le spermatozoïde, sa transmission se fait de façon stable lors de la méiose paternelle. En revanche cet allèle subit une expansion lors de la méiose maternelle.

Diagnostic :
Les éléments du diagnostic comprennent :
- Une généalogie évocatrice + Triade de Martin Bell regroupant un retard mental, une dysmorphie faciale et une macro-orchidie chez le garçon pubère.
- La confirmation du diagnostic sera faite par le caryotype qui met en évidence le site fragile sur le bras long du chromosome X en Xq27.3. Au mieux par la biologie moléculaire via le Southern blot.   

Originalités :
Même les vecteurs qui sont par définition des personnes saines du syndrome de l’X fragile peuvent présenter des signes cliniques. Ainsi :
Les hommes âgés de plus de 50 ans porteurs de la prémutation peuvent présenter le syndrome du FXTAS (FRAGIL X ASSOCIATED TREMOR ATAXIA SYDROME) regroupant : une ataxie cérébelleuse, un tremblement intentionnel, une neuropathie sensitivomotrice, une dysautonomie et un déclin cognitif.
Quant aux femmes porteuses de la prémutation, elles peuvent présenter une ménopause précoce.

Autre spécifité du syndrome est l’absence du phénomène de néomutation qui représente un 1/3 des cas dans la myopathie de Duchenne.

L’expansion instable du triplet augmente au fil des générations ce qui explique que le nombre de cas augmente en descendant dans l’arbre généalogique.

Enfin, le syndrome de l’X fragile se distingue de toutes les autres anomalies liées à X par l'existence de femmes atteintes et d’hommes vecteurs, carractère pour le moins inhabituel. La transmission de ce syndrome est donc dominante lié à X, type de transmission que le sydrome de l'X fragile partage avec le syndrome d'Alport.

fragilearea1

Le site fragile indiqué par les flèches (zones de strictions)
À droite chez un patient de sexe masculin et à gauche chez un patient de sexe féminin

DNR

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13 février 2006

Sauve qui poux

Le pou, la puce, la lente, voici des petites bestioles peu engageantes. De vrais parasites aussi bien pour l’être humain que pour les animaux qui les hébergent contre leurs grés. Et pourtant, ces bébêtes ne font qu’obéir à leurs instincts naturels, à l’image de toutes les autres espèces terriennes, y compris celle de homme.

Pour ne parler que du pou de la tête que certains connaissent assez bien pour avoir fait la terrible expérience d’en héberger, le mode de vie de ces bestioles est surprenant. Le pou se nourrit du sang de ses hôtes, il s’attable au cuir chevelu 2 à 3 fois par jour où le seul menu de la carte est purement hématophage. Pour se servir, il perce la peau et aspire le sang par ses pièces buccales en injectant une salive anticoagulante, processus ingénieux de la part d’un parasite dont les mensurations ne dépassent pas 3 mm. C’est que la nature a su se montrer généreuse aussi bien envers les plus grands prédateurs qu’envers les plus microscopiques.
Autre aspect surprenant, la reproduction, où les femelles battent des records de fertilité. Particulièrement fécondes, les femelles pondent 10 œufs par jour durant une vie de 1 mois, avec un chiffre de 300 lentes, cette pouponnière ferai bien des envieux dans la pyramides des espèces. Il faut avouer que la contraception ça connaît pas chez les poux !!
Les poux sont capables d’exécuter bien des prouesses techniques : bien qu’ils aient échoués lamentablement dans leur brevet de vol, certaines espèces de poux sautent à des distances jamais égalées dans la nature par rapport à leur taille. Les poux résistent à la noyade grâce à leur système respiratoire sophistiqué. En somme, ils nagent, ils sautent, ne font que se reproduire, ne paient pas le loyer, et mangent à leur faim et gratuitement en plus, la belle vie quoi !!

Mais quel est le rôle du pou dans les sociétés humaines ? A priori aucun. Sauf que l’épouillage renforce les liens sociaux au sein de la même famille et de la même tribu. Certes, cette pratique n’est plus vraiment d’actualité dans le monde humain, mais elle reste courante dans le monde animal notamment celui des primates.
                        
Pour revenir dans le monde soit disons civilisé, la puce a été la muse inattendue de bien des artistes. Qui y aurait cru ? Et pourtant CRESPI et Murillo (pour ne citer qu’eux) ont peint respectivement « la femme et la puce » et « le jeune mendiant » inspirés de séances d’épouillage corporel. Quant au grand Arthur RIMBAUD, le pou a éveillé en lui contre toute attente l’envie d’écrire le poème « les chercheuses de poux ». Le pou a cessé depuis d’être l’égérie des poètes et des peintres qui se sont trouvés d’autres sujets plus attrayants et surtout plus avouables et plus branchés.

Du point de vu anatomique, les 6 pattes terminées de crochets et la physionomie générale des poux de la tête font ressembler ce dernier à s’y m’éprendre à un monstre tout droit sortie d’un film d’horreur. Je vous laisse en juger de vous même.

Alors si vous avez été infesté un jour par ces parasites, n’en soyez pas complexé. Ces bébêtes sont programmées pour vous pourrir la vie dans le seul but d’assurer leur propre survie.
Malgré tout, le pou reste sous exploité par les humains puisqu’il pourrait servir d’agent de vaccination voir même être à l’origine d’une nanotechnologie à visée thérapeutique. L’être humain pourra t-il un jour inverser les rôles, et parasiter le parasite ?


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Si vous n’avez rien pigé à la photo, c’est une tête de puce vue au microscope électronique. Ca craint !!

 
  DNR

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16 décembre 2005

Serpents? Vous avez dit serpents?

  Les serpents, voici des créatures fascinantes qui inspirent plutôt la peur voir le dégoût ou même réveiller les pires phobies qui sommeillent dans nos subconscients. Cependant le monde de ces reptiliens se révèle être surprenant par bien des égards. Saviez vous que certaines espèces carnivores de serpents s'adonnent au rituel assez surprenant de l'ophiophagie ? Comprendre par là ophio : serpent et phagie : manger.

  Cette pratique est assez courante en captivité et les éleveurs novices en font les frais quand ils enferment leurs serpents de compagnie dans le même terrarium. Cependant cette pratique est aussi observée dans la nature particulièrement quand les proies viennent à se raréfier. Ainsi l'odeur d'un serpent peut attiser les envies gastronomiques d’un congénère affamé. Dans ce cannibalisme particulier, la proie co-sanguine est engloutit vivante à partir de sa tête, et les queues des deux serpents se superposent la boucle est ainsi bouclée ! Et il parait que le venin de la proie n'a aucun effet sur le prédateur !

Subhana Allah fi khal9ih!

lomperis1

Serpent roi corail de sinaloa spécimen ophiophage

http://www.akvariecenter.com

  DNR

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