24 avril 2006
Humanisme inachevé !!
Je vous propose de cogiter ensemble « sda3 errass ;) » sur la notion des droits humains philosophiquement parlant. L’existence humaine et l’être humain seront ainsi pris dans l’absolu.
Considérons que :
A = Animal.
C = Croyant.
H = Homme pris dans l’absolu.
L = Liberté.
R = Raison.
T = Temps.
Au nom de la liberté et de la différence, il est conséquent que :
H = H # H = R = L # A
Homme = Homme # Homme #Animal = Raison = Liberté.
L’Homme est l’égal de l’Homme, il s’agit d’une ressemblance dans le genre.
L’Homme est différent de l’Homme, il s’agit d’une différence du genre.
L’Homme est synonyme de Raison, il s’agit d’un être qui raisonne sa vie. R est la capacité chez H de penser sa vie qui lui donne la capacité de logifier.
La Raison est synonyme de Liberté, raisonner son existence c’est tout simplement être libre. L est l’essence de H, sans l’homme la liberté n’a pas de face et inversement.
L’Homme est ainsi différent de l’Animal parce qu’il pense son existence, alors que l’animal la subit.
Cependant, seul l’homme tue son semblable, cela veut dire que H se dénigre et dénigre son semblable, et fini par devenir féroce, il n’est plus porteur de R. De ce fait H n’est plus égal à H mais devient égal à A. H = A
L’homme a été obligé d’organiser sa vie par rapport à H, leurs rapports sont conflictuels et ce pour l’unique raison de survivre, tout en sachant qu’il est mortel, H cherche à se pérenniser en se procréant.
H partage avec ses semblables l’instinct de nutrition et l’instinct de sécurité. C’est pour cela qu’il a été obligé de cohabiter pour répondre à ces deux instincts. L’homme a ainsi défini un code de cohabitation en instituant les droits et les obligations. Le contrat social est né, il est le garant des droits humains.
Or, la stratégie de H est de maximiser le plaisir et minimiser la souffrance. L’existence d’un code impose à H la recherche d’un équilibre entre le plaisir et la souffrance.
H incarnation de C :
L’Homme croyant pense sa vie matériellement et moralement ici bas tout en se projetant dans le futur.
Pour le croyant, le facteur déterminant est l’au-delà. C’est la pérennité, autrement dit le T est égal à l’infini.
Toutefois la gestion de cette croyance est relégué entre les mains des humains d’où la problématique théologique.
Déduction et problématique :
L’homme est le dépositaire de la liberté, un dépositaire d’un drôle de genre qui n’hésite pas à la bafouer.
L’homme européen à travers l’union européenne essaye de faire de l’européen un genre, c’est ce qui retarde l’adhésion de certains pays à l’union européenne. La valeur qui se trouve au sommet du pacte social européen est la démocratie, alors que dans d’autre pays, la valeur religieuse est la valeur occupant le sommet du même pacte.
Dans l’approche des droits humains il n’y a pas de demi mesure, soit on adhère et on applique soit on n’adhère pas. Cependant on constate qu’il y a un décalage entre le principe et la réalité, puisque même dans les pays dont on affirme qu’ils sont démocratiques, les droits humains sont toujours bafoués à cause de la distance entre le pouvoir et l’homme incarnation de ses droits. Ceci dit la déclaration des droits humains est une conquête, résultat d’une lutte politique, mais sur le plan pratique cette conquête reste inachevée.
L’humanité est une mais pas uniforme, il y a des spécificités culturelles. A partir de là la notion de normalité dépend d’un certain ordre culturel, d’un référentiel lié à des institutions tels que la famille, l’école, la rue, les masses média et les hommes politiques.
En définitive, la forme extérieure qu’on appelle "Homme" est déjà épuisée, c’est la valeur du contenu qui revêt une importance majeure et l’humanité devra s’en rendre compte.
Mais avant de se préoccuper des autres et de l’humanité, chacun d’entre nous devrait commencer par assumer, de façon consciente, sa responsabilité personnelle face à la vie.
Y’a-t-il une chose que l’homme au cours de son évolution a donné avec humanisme et continue à la donner ?
Où va l’évolution de l’humanité ?
Kika
24 janvier 2006
Etre ou ne plus être
Tant il est évident de défendre le droit à la vie, tant il est hasardeux de se prononcer de façon absolue sur le droit à la mort. Tant la vie et la naissance sont porteurs d’une innocente promesse de bonheur à priori, tant la mort est en elle même synonyme de fin (sans se prolonger volontiers dans les dogmes post mortem à chaque religion). C’est pour cette raison justement, que le droit à la mort n’a jamais été à l’origine d’une quelconque polémique dans histoire avant le 20éme siècle. La mort ne faisant accéder à aucune perspective d’avenir probante aux yeux de la société moderne.
Mais alors, quelle serait la raison sur la quelle se fonde la revendication de ce droit peu commun ? Pour répondre à cette question originale, il faudrait d’abord cerner à quelles situations s’apparentent ce « droit » tant revendiqué depuis peu. A y penser, il s’agit du suicide, de l’euthanasie et de refus de l’acharnement thérapeutique. Le refus de l’assistance médicale prôné par les témoins de Jéhovah sera exclu de cette liste, car il est tout d’abord un déni de la vie avant d’être une revendication de la mort, d’autant plus que la renonciation au soin médical n’émane pas de la conscience de l’individu, elle serait un précepte de sa religion donc imposé au dépit de sa propre soif de vie.
Homme ne peux à priori être déchu du droit à la vie que contre son gré et à son insu le plus souvent. La mort échappe de ce fait au contrôle humain qui devra subir la sienne dans des circonstances propres à chaqu’un alors que le mourrant aspire encore à une vie douce.
Dans le cas du suicide, le déprimé estime et espère que la mort lui offrirai un affranchissement de supposés entraves. Très souvent le déprimé s’estime dépourvu de bien des droits notamment celui d’être écouté et compris, alors en ultime tentative de rébellion contre les autres, il tient au droit de cesser d’être tout simplement.
Quant à l’euthanasie, le refus et celui de la déchéance physique et intellectuelle, le corps étant souvent en proie à une maladie profondément invalidante qui le mite de l’intérieur à petit feu. Le corps devient une prison, une sorte de peau de chagrin qui se rétracte sur la conscience encore éveillée. Le contraire est aussi vrai. Dans certaines maladies, la déchéance intellectuelle prive le patient de ses aptitudes cognitives alors que son corps est encore bien portant. Dans tous ces cas, les sujets refusent non plus la vie, mais la mort jugées indignes et inhumaines et préfèrent accélérer sa survenue.
Quant au refus de l’acharnement thérapeutique, la controverse est beaucoup plus subtile. Les questions essentielles à se poser sont : quelle est le rôle de la médecine ? Et pourquoi s’acharner sur un mourrant ? Pourquoi s’acharner à garder la vie à tout prix ? Au mieux, l’acharnement sauvera un patient qui restera complètement dépendant de son entourage, au pire, l’acharnement maintiendra un comateux en état de mort cérébrale pendant des années sans même qu’une greffe (puisqu’il est devenu une banque d’organe) ne puisse sauver un tierce si la famille s’y oppose.
Ces questions sont la résultante logique des avancées de la médecine, percées majeures qui repoussent les limites de la vie de plus en plus loin. Or quel est le but de la médecine ?
- Permettre au patient de vivre.
- Que voudrait le patient ?
- Bien vivre ou juste vivre ?
- Qu’est ce que bien vivre ?
- A-t-on le droit de mettre des « closes » au « contrat » de la vie ?
- De quel statut découlerai ce droit ?
- De notre statut de créatures crées ou de créatures maîtresses de leurs destins ?
- Est-ce un courage que de choisir d’affronter sa mort ou une lâcheté d’avoir peur sa vie ?
La société ne se pose pas ces questions. Elle estime tout simplement avoir un droit de regard sur la vie des individus qui la composent. Etrangement, ce droit de regard est sélectif : la société pie mère, dure mère, ferme les yeux sur bien des aspects de la vie de ses enfants pour n’en retenir que d’autres.
Sur le libre arbitre de la renonciation à la vie, la société s’achète une conscience tranquille, comme dans le cas de la criminalité : les rejetons déchus de la société sont emprisonnés à l’oubli et à l’écart sans investissement moral aucun à l’égard des êtres humains qui sommeillerait en eux. Dans la question houleuse du droit à " une mort descente ", la société refuse un débat à travers lequel elle pourrait affirmer son point de vue et infirmer celui de ces interlocuteurs. Sans doute se tait-elle car elle n’a rien à dire. Elle a choisit de laisser parler le droit pénal sur l’euthanasie et l’assistance au suicide (puisque le suicidé a décidé de n’être jugé que par lui-même. Ce qui est paradoxale, c’est que les suicidaires ayant survécus à une tentative ne seront jamais jugés pour mise en danger de leur vie ou de tentative d’homicide sur leur personne!!) Toujours est-il que le l’euthanasie tombe sous le coups de l’homicide volontaire et l’assistance au suicide sous le coups de la non assistance à personne en danger voir d’homicide non volontaire. Le plus surprenant est que les auteurs bénéficient d’allégement de leurs peines signe de compassion de la société avoué à demi mot.
Le suicide ne fera jamais sujet d’un débat pour des raisons évidentes. Le refus de l’acharnement thérapeutique a été accepté de commun accord par toutes les sociétés qu’elles soient croyantes ou laïques. Seule l’euthanasie fait et fera l’objet de débats dans l’occident, les pays de l’orient abordant la mort de façon foncièrement différente.
En ce qui concerne l’Europe, à chaque fois que le débat sur l’euthanasie a été soulevé, il s’est soldé plus ou moins à long terme par une législation favorable à celle-ci. Cependant la question est abordée différemment au sein même de l’Europe : il est clair que dans une Pologne profondément catholique ou l’avortement est encore un vrai problème de conscience, l’euthanasie fait office d’absurdité. Contrairement à la Hollande ou la séparation effective entre la religion et la politique est plus qu’une réalité.
Au-delà des aspects juridiques, politiques, éthiques et religieux de l’euthanasie, l’aspect économique n’est pas à négliger. En effet, dans les pays concernés, le recours à cette pratique permettrait d’économiser des sommes assez conséquentes en matière de soins palliatifs et intensifs. Cet « épargne » viendrait gonfler les caisses de la sécurité sociale et les assurances privées en mal d’investissement.
On ne peut que constater que le monde évolue et ses mœurs aussi.
Le droit à la mort a eu au moins le mérite de ressusciter des cendres de l’oubli une question existentielle qui honte l’esprit humain depuis l’aube des temps : Quels droits avons-nous sur nous même et sur autrui ? Cette question semble tourmenter le penseur de Rodin aussi.
Le penseur
DNR



