Kugelschreiber mais koub shrayba pour les intimes, le blog où on se pose les bonnes questions Z3MA!!!!

blog où régne l'humeur du jour, 3la hssab ça dépend

28 novembre 2009

Pensées croisées

anna La gare de l'est était inondée par la douce lumière matinale. D'un geste spinal, je pris ma valise et je descendis du TGV pour traverser le quai, d'un pas pressé, sans raison, sans doute imbibée par le stress parisien. Je suis descendue à cet gare maintes fois, et je rêvais, à chaque fois, secrètement, que quelqu'un m'attende ... au bout de ce quai, quelqu'un, comme le faisait jadis mes parents à la gare de l'oasis, ou mes tantes à la gare de Rabat. A l'époque cela m'arrivais de trouver cela ringard, vieux jeu mais bien pratique, maintenant je sais pourquoi on m'attendait.

Curieusement, quelques mois plus tard, je lisais dans un roman : Quand j'arrive à la gare de l'est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile. A croire qu'Anna Gavalda a lu dans mes pensées, c'est toujours déconcertant de découvrir que quelqu'un a eu le même sentiment que vous en foulant le même sol. L'impression de se lire avec des mots d'autrui mais des mots si justes. Certainement se cachait là en ce mois de Mai la même solitude que celle décrite par Anna dans sa première nouvelle ... autobiographique sans doute. Outre, le roman est aisé à lire, les histoires y sont courtes, narrant des situations différentes, que vous apprécierez peut être. Bonne lecture.

Mai 2009 by DNR

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21 juin 2009

Silence, ça chante

Philippe Bouvard disait que la fête de la musique était une réussite car elle garantissait 364 jours de silence par an ... pas sur qu'il ait raison. Pour fêter le do-ré-mi, je vous ai choisi un des plus beaux clips de la reine du pop, sulfureuse et éternellement jeune malgré ses 51 étés, Madonna semble avoir trouvé sa fontaine de jouvence. Louisa soulève quand même beaucoup de questions du haut de ses 1m62 ... Place au chant d'une femme controversée.

DNR

madonna

Cliquez ici pour voir et écouter Louisa chanter "love profusion"

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05 juin 2009

Amours désenchantés ... Brouillon de post.

En ce mois de juin, prometteur de je ne sais quoi

soyons « zéphyriens »

Célébrons avec l'art lyrique,

Le désenchantement de l'amour

À défaut de célébrer l'amour tout court

Pour cet exercice périlleux

D'apparence déplaisant, à posteriori plaisant

Rien de mieux que le texte d'un compositeur allemand

Pas très chevelu malheureusement pour son peigne

(Ceux qui me connaissent vous le diront, je fais fixette sur les capillaires)

Chanté par deux belles voix de soprano de l'ex pays de Gorbatchev

(Je me rappelle de la tache de vin qui surplombait sa pelade comme de ma première barbie Véronique ... celle de ma sœur s'appelait Flamengo)

Au grand dam d’Hoffmann …

Aussi con que ses pattes euh … aussi candide que ses semblables poètes.


Bonne dégustation auditive cliquez ici pour la bande  

Avec deux paires de cordes vocales de l'est (rien que ça pour être heureux)

Chantant un certain imaginaire d'Offenbach

 PS : Décidément, il ny’a que l'art qui sache faire son miel de toute fleur

Même des plus stériles d'apparence

Simulacre de certitude ... autant pour moi !!

DNR

Belle nuit
Oh nuit d'amour
Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour
Oh belle nuit d'amour
Le temps fuit et sans retour
Emporte nos tendresses
Loin de cet heureux séjour
Le temps fuit sans retour
Zéphyrs embrasés
Bercez-nous de vos caresses
Zéphyrs embrasés
Bercez-nous de vos caresses
Donnez-nous vos baisers
Bercez-nous
De vos baisers
Bercez-nous
De vos baisers
Belle nuit
Oh nuit d'amour
Souris à nos ivresses
Nuit plus douce que le jour

Extrait de l'acte 4 des comtes d'Hoffmann  

 

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27 janvier 2009

Go to the kino

Le mercure affichait fièrement un 5 degré lors de cette soirée dominicale. Il était 19h, et les boulevards luxembourgeois n'étaient pas encore déserts. J'avais une envie irrationnelle de voir un film, n'importe lequel. Nous avons donc attérit avec Marc dans l'Utopolis, le complexe cinématographie de ce coin ducal. Notre choix s'est porté sur le Slumdog millionnaire. Je n'avais vu qu'un court reportage sur ce film révélation et je souhaitais qu'il n'est rien avoir avec les longs métrages (du mot mètres) bollywoodiens que je ne supporterais même pas de voir un intermnable jour d'ennui (comme j'en ai souvent).

La salle était bondée de monde, les quelques retardataires cherchaient du regard des places libres sans grand succès. Tout ce beau monde ne voulait pas rater la séance de 19h. C'est que le luxembourgeois est un BCBG, qui tient à rentrer tôt chez lui pour dîner à une heure descente, comme si le lundi n'était travaillé que dans ce bled snob !! Moi qui avais le lendemain, et de l'autre coté de la frontière, une consultation blindée comme d'habitude je ne pensais -pour une fois- qu'à passer une bonne soirée, déconnectée de mes obligations professionnelles post dominicales.

Après quelques publicités locales foireuses et manquants cruellement de créativités, la projection du Slumdog millionnaire débuta. L'histoire de deux frères indiens musulmans, Jamal et Salim, dans la jugle des temps modernes de Mumbai mêlait l'humour à l'innoncence et à l'espoir, avec une touche à minima de misére, d'injustice et de trahison. En somme le film est M A G N I F I Q U E (même si je n'ai préféré que le début). La musique n'est pas en reste, elle associe avec intelligence les comopisitons traditionnelles comme Ringa ringa (click here to lesten) et les compositions branchées comme Jai ho (click here to lesten) et Saya (click here to lesten), qui n'ont tout de même pas atteint l'originalité de la musique de Karsh Kale.

De ma place de FEFA (fédération des étudiants du fond de l'amphi comme dirait mes anciens collègues de la faculté de médecine de Casablanca) et qui n'a rien à envier à la FIFA, j'épiais curieuse ces nantis qui partageaient fictivement le temps d'une fiction la vie d'une lointaine inde pauvre. Que pouvaient-ils en penser? Y pensaient-ils seulement? La façon de vivre de leurs concitoyens les choquait? Ou est ce que cette parenthèse était juste un exotisme temporel dans leurs vies monotones? Ce film changera-t-il des choses dans leurs vies?  Le silence était religieux dans la peine ombre. Et j'en sortis en fin de séances sans avoir de réponses à mes questions sinon le sentiments que c'était juste un film ..... magnifique.

Courrez comme des dératés et ne ratez pas ce film.

DNR

slumdog_millionaire_Jamal

Jamal dans sa latrine atrisanale avant de se jetter dans la bouse (séquence à mourrir de rire)

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26 décembre 2007

Vivaldi dans tous ces états

Pour vous souhaiter de joyeuses fêtes je vous offre "tempo impetuoso d'estate" de Vivaldi joué par l'orchestre d'Amsterdam dirigée par Jaap Schröder. En clair et en sono ça donne ceci :

Vu que le lecteur ne marche pas, je vous ai trouvé une substitution et pas des moindres, le tempo impetuoso d'estate ou le temps impétieux de l'été joué sur accordéon. Tout simplement  M A G I Q U E

DNR

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01 octobre 2007

Pc, tu me soules !

Le pc fait des siennes,

et la connexion semble être de la partie,

pour vous communiquer mon état d'esprit,

quoi de mieux que des lignes de poésie,

écrites par Taha Adnane,

qui nous offre là une petite gâterie,       

comme son frére Yassine qui nous a déjà offert,   

le recueil "mannequins" que je n’ai su apprécier,    

trêve de blabla, place au,

" Lentement je creuse une glace vive ",

tiré du recueil " Transparences ",

traduit vers le français par la poétesse Sihame Bouhlal 

DNR

                         

Malheur à moi
Cette maudite souris a rongé mes poèmes
Je caresse en vain sa tête voltigeuse
Comme un vieux chat épuisé par la ruse
Et le rhumatisme
Maudit soit cet ordinateur
Et son disque dur aussi bondé
Que le bain des femmes de mon ancien quartier
Que je sois maudit aussi
Lorsque je précipite la poésie
Dans des lacis encodés
Seigneur, pourquoi me suis-je mêlé de technologie ?

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11 août 2007

Rêvassez en vers et en prose

Une fois n’est pas coutume, la poésie arabe trouvera place dans ce blog. Je vous avouerai que je suis loin (mais vraiment loin) d’être une fana de la poésie arabe, d’ailleurs je ne sais comment j'ai pu survivre au supplice des séances de poésie du temps de mon adolescence si lointaine. Malgré cette révulsion inexpliquée, je n’ai pu rester de marbre devant des lignes écrites par le Dr Marwan Okla, pédiatre de formation, syrien de nationalité et auteur d'un poème dans lequel il décrit par des mots simples les états d’âmes pathétiques d’un homme amoureux qui rêvasse, espérant que sa Juliette l'aimera un jour. Rêvassez donc avec son histoire d'amour. Et si pour rêvasser vers et prose ne suffisent pas, Manihi n'y manquera pas.

mnh

DNR

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20 avril 2007

Qui suis-je?

Mon pavillon droit j’offris,

à ma bien aimée,

qui n’était autre que prostituée,

qui reçu un soir de noël mon colis.

Fou l’on me cru,

mais de Ménière je souffrais.

Inconnu je vécu,

suicidé je fini,

dans les champs de blé du pays.

Sans descendance directe je fini,

à toutes l’humanité je légua,

les chefs d’œuvres que je produisis,

célèbre j’en devins.

Myope on m’aurait pris.

Grand artiste je suis.

Qui suis-je ?

Et si indice vous désirez,

pour trouver le célèbre roux que j’étais,

sachez que du pays des digues j’étais.

Alors mon identité avez-vous trouvé ?

A tout effort récompense. Il est donc naturel que la première personne à trouver la bonne réponse à cette devinette aura droit à un petit quelque chose : un logiciel de récupération de fichiers effacés bien pratique si ( comme moi ) vous avez la fâcheuse habitude de tout mettre à la corbeille. La devinette est très facile, pas besoin donc d’être chytrý comme le dirai les tchèques, je vous souhaite quand même bien du plaisir à cogiter.

jwk

Un Jawlenski pour accompagner votre réflexion

DNR

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08 avril 2007

La dame au tombourin

Lassée de la musique que j’écoute en boucle je vous ferai écouter celle que je n’écoute pas, les fidèles aux « posts » vous le diront : il s’agit du chaâbi. Mais pour cet exercice d’audition (car c’en est un) mon choix s’est porté sur une artiste pas comme les autres (à mon goût), une interprète que je refuse catégoriquement de mettre dans le groupe des chikhates (groupe que je n’aime pas), une dame qui chante un chaâbi pas comme les autres (toujours à mon goût). Avant de vous annoncer son nom je dois vous avouer que je nourris des sentiments ambigus envers le genre musical dans lequel elle excelle, un chaâbi que mon esprit s’entête (à tord ou à raison) à qualifier d’à part parce qu’il a (pour des raisons ambiguës que je cite plus bas) une part de mes faveurs.

Revenons à l’artiste en question, oui elle, elle qui guète la mer de peur qu’elle déménage, elle qui guète les vagues de peur qu’elles se tordent, elle qui a peur que son amoureux la quitte, elle, Hajja Hamdaouiya. Une artiste qui peut s’orgueillir (à juste titre) d'avoir été une très belle femme (j'aime tout particulièrement ses coupes de cheveux, faut dire que je suis attirée par les individus à crinière fournie, je me demande ce qu'en dirai Freud). L'hajja peut aussi s'orgeuillir de sa jeunesse riche en émotions et de son répertoire varié dont la logique des lyrics (qui existe) m’échappe et dont la syntaxe des chansons me largue complètement et me fascine donc. Cette fascination qui frôle le pathologique est-elle grave Dr? Non, cet intérêt brusque me passera dans quelques jours, c'est à mettre sur le compte du "versatile" des balances.

Je vous laisse découvrir ou redécouvrir Hajja Hamdaouiya dans une chanson dont j'ignore le titre, mais aux paroles déboussolantes et insolites mais plaisantes à ma grande surprise. Je vous souhaite bien du nachatte.

DNR

Merci Red pour le track.

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14 janvier 2007

As du violon

Je vous propose un moment de pur bonheur, une dégustation auditive de la danse russe interprétée par la belle et oh combien talentueuse Vanessa Mae. Une violoniste hors paire qui combine dans ses interprétations la virtuosité des grands musiciens et le caractère provoquant et rebelle qui ne sont pas étrangers à son jeune âge.

Que dire du morceau sinon que c’est une parfaite maîtrise du violon. Vanessa Mae se déplace avec aisance entre les aigues et les graves. En somme, l’artiste malmène avec son archet les cordes de son instrument jusqu’aux limites pour le plus grand plaisir de nos ouies. MAGNIFIQUE est le mot qui me vient en tête, je vous laisse juger par vous-même.

Merci slix pour ta patience.

DNR

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