Pour bondir brièvement sur l'actualité et non des moindres, à savoir le projet de la nouvelle constitution marocaine, je ne voterai pas le 1er Juillet. Je ne boycotte pas le référendum, mais autant que RME je ne sais pas si les consulats (auxquels on va à reculons quand on a besoin d’un torchon malheureusement vital) ont prévu d’organiser quelque chose dans ce sens. En plus je pense que je dois être d’astreinte (encore). La situation est donc réglée.

Quant à la proposition de la constitution, contrairement à l’enthousiasme euphorique des médias français (à se demander si les éclairés sont aveugles) je n’y vois rien d’une monarchie parlementaire. Dans ce projet,  la monarchie se revendique encore comme une monarchie constitutionnelle traditionnelle (ou est donc le changement ?).  L’exécutif reste entre les mêmes mains. Maintenant reste à savoir si les marocains (conscients ou inconscients) veulent troquer un livre contre le même livre mais avec une couverture différente ?

Le seul vrai changement, est la reconnaissance (enfin) de l’amazigh comme langue officielle, au même titre que l’arabe, langue du coran. Il ne s’agit en effet que de ce que les grecques dérivaient comme une onomatopée, mais qui matérialise la reconnaissance (enfin officielle) de la culture amazigh. Quand tu es élève bérbérophone et que tu apprends à coups de bourrage de crâne à tes cours d’éducation nationale «Le Maroc est une monarchie dont la religion est islam et  la langue officielle est l’arabe » tu te demandes, enfant,  sans vraiment le formuler, où suis-je moi, mes parents et mes ancêtres dans cette constitution ? Les bouquins que le ministère de l'éducation nationale édite ne sont-ils pas un moyen de propagande ?

La riche histoire des premiers habitants de l'Afrique du nord ne se résume pas à leur langue mais à une petite échelle cette reconnaissance est importante.

Je fini avec un petit bijou musicale tout ce qu'il y’a d’amazigh en mode moderne. ICI. Bonne écoute

DNR