- Le courrier international vient de publier un article controversé. Le titre aguicheur « Les très bons comptes de l’immigration » ne laisse pas indifférent. Reconnaissant pour les uns vu une très faible littérature dans ce sens, pure ragot pour les autres qui n’envisagent aucune contribution positive de l’immigration à l’économie française.

 Ainsi et selon une étude lilloise menée sur les chiffres de 2009, l’immigration  rapporte 12,4 milliards d'euros à la France. Ce chiffre rapporté au déficit budgétaire français de 2009 représente 8,9% (déficit à 138 milliards d’euros). Et si on le rapporte au déficit budgétaire optimiste voté pour 2011 (91,2milliards d’euros), il représente 13,6%.

 En détail, cela donne ceci :

  •      Les étrangers ont couté à l’état 47,9 milliards d’euros :

- retraites 16,3 milliards d’ €

- aides au logement 2,5 milliards 

- RMI 1,7 milliard

- allocations chômage 5 milliards 

- allocations familiales 6,7 milliards 

- prestations de santé 11,5 milliards 

- éducation 4,2 milliards.

  •     Les étrangers ont rapporté à l’état 60,3 milliards d’ € :

- impôt sur le revenu 3,4 milliards d’euros 

- impôt sur le patrimoine 3,3 milliards 

- impôts et taxes à la consommation 18,4 milliards 

- impôts locaux 2,6 milliards 

- remboursement de la dette sociale et contribution sociale généralisée 6,2 milliards

- cotisations sociales 26,4 milliards

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Disons plutôt qu'elle rapporte 60 milliards

 Selon la même étude, les immigrés exercent les métiers que les autochtones ne veulent pas, ce qui ne concorde pas avec les récentes déclarations de François Baroin « La France n'avait pas besoin de maçons immigrés, car elle disposait de la ressource nécessaire »

 - Ce qui est surprenant, c’est que ce chiffre de 12 milliards ressort dans une autre publication. En effet, un audit parlementaire datant du 11 mai 2011 déclare que « globalement la contribution au budget des administrations publiques des immigrés, en 2005, était positive et de l’ordre de 12 milliards d’euros. (…) Si on ramène ça par immigré, grosso modo la contribution nette d’un immigré, en 2005, était de 2 250 € alors que celle d’un natif était de 1 500 € » [page 67 de ce rapport]. (Les données sur le PIB sont citées pages 69 et 70). Ce qui donne matière à réflexion.

 - Bien qu’il ne s’agisse pas d’une même étude et donc une méthodologie de travail différente, peut-on nous aventurer et remarquer qu’il existe une progression de la recette migratoire qui est passé de 12 milliards en 2005 selon l’audit à 12,4 milliards en 2009 ? A prendre avec précaution bien sur mais à noter tout de même.

 - Dans le même registre positif, le conseil d’orientation des retraites avaient déjà déclaré en 2010 qu’ « augmenter les entrées de 50 000 personnes par an réduirait le déficit des régimes de retraites d’un demi-point de PIB »

 En conclusion, aux défenseurs de « la préférence nationale » (terme outrageux, dont l’existence même dans le vocabulaire politique d’un pays qui prône l’égalité ne semble choquer personne) et à une certaine droite pusillanime qui se range du coté des Lepéniste pour séduire l’électorat FN, trois chiffres sont à retenir : 12,4 milliards d’euros de « recettes migratoire », 2250 euros par « tête immigrée » contre 1500 pour une « tête autochtone ». Comme le dirai Fox Mulder, la vérité autour de l'immigration est ailleurs que dans les slogans FNiste et des déclarations politiques de la droit.

 DNR

                                En effet, ouvrons les yeux

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